Manifestaciones pro-israelíes y pro-palestinas | “No vamos a dejar que nos molesten”

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(Québec) Activistas pro-israelíes se manifestaron el jueves cerca de la Universidad McGill, donde los estudiantes pro-palestinos han estado acampados durante casi una semana. Un campamento “ilegal”, declaró el primer ministro François Legault, que pidió a la policía que desalojara a los manifestantes.


Publicado a las 10:08 a.m.

Actualizado a las 4:28 p.m.

Decenas de policías a caballo y en bicicleta mantuvieron a raya a los dos campos, que coreaban sus consignas en una cacofonía ambiental.

A un lado, banderas israelíes y canciones en hebreo. Por el otro, tambores y keffiyehs a raudales.

“No vamos a permitir que nos molesten”, suplicó un manifestante pro palestino, cruzado a la entrada del campamento. No vamos a cometer nada. »

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FOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRENSA

Se refería al centenar de manifestantes proisraelíes alineados en la acera frente a la Universidad McGill. Detrás de ellos, una pantalla gigante proyectaba un documental sobre el ataque de Hamás del 7 de octubre.

“Queremos que la dirección denuncie el odio hacia los judíos. Estamos experimentando los peores casos de antisemitismo”, afirmó Michael Eshaik, que estudia en la Universidad de Concordia.

Más adelante, Jamie Fabián tomó el micrófono bajo consignas de protesta.

“La comunidad judía ha invertido en esta universidad. Es hora de hacer cumplir las políticas y proteger a los estudiantes del antisemitismo. “, coreó el estudiante de derecho de la Universidad McGill.

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FOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRENSA

Otros manifestantes pidieron el desmantelamiento del campamento. “Es hora de levantar el campamento. Lo dijo el primer ministro Legault”, afirmó una mujer que no quiso identificarse.

Un campamento “ilegal”

Unas horas antes, el primer ministro François Legault había pedido a la policía de la ciudad de Montreal que desalojara a los manifestantes acampados en el recinto universitario desde hacía casi una semana.

El campamento es “ilegal” en la medida en que se instala en terrenos universitarios sin autorización, afirmó al final del turno de preguntas en la Asamblea Nacional.

« La loi doit être respectée. Moi, je m’attends à ce que les policiers défassent ces campements-là qui sont illégaux. Et c’est ce que McGill a demandé », a-t-il affirmé à la sortie de la période des questions à l’Assemblée nationale.

Il a répondu à l’affirmative lorsqu’on l’a questionné pour savoir s’il s’agit d’une « demande » qu’il fait au SPVM.

« Je vais laisser quand même les policiers décider comment et quand ils font ça. Mais les campements doivent être démantelés », a-t-il dit.

« Nous sommes tous inquiets de ce qui arrive à Gaza. Je peux comprendre. Les gens peuvent exprimer leur position dans une manifestation. C’est permis et légal. Mais ils ne peuvent avoir un campement sur le site d’une université », a-t-il ajouté.

Appelée à réagir, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ne semblait pas partager la même vision.

« La priorité de notre administration et du SPVM en ce moment, c’est de protéger les droits fondamentaux de notre société, d’assurer la sécurité de tous et d’éviter une escalade de tension comme on observe aux États-Unis », a-t-elle déclaré.

Un campement fortifié

De nouvelles barricades ont été installées autour du campement propalestinien devant la menace d’un démantèlement imminent.

Palettes de bois, tables de pique-nique : le campement a été considérablement fortifié depuis la veille, a constaté La Presse.

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PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, COLLABORATION SPÉCIALE

« Je pense que les étudiants ont tout à fait le droit de protester », a plaidé Vanessa Barbiero, qui soutient la cause palestinienne.

« Ça fait sept mois que je regarde des enfants mourir sur mon téléphone », a laissé tomber la jeune mère.

Répondant à un appel lancé à la dernière minute sur les réseaux sociaux, des centaines de personnes ont afflué vers le campement. Parmi elles, des professeurs, des jeunes familles, des étudiants juifs et arabes…

« Nous ne sommes pas d’accord avec le génocide en cours », a dénoncé Marc. De confession juive, le jeune père manifestait en famille.

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PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, COLLABORATION SPÉCIALE

« Je trouve ça important d’être ici », a souligné sa conjointe Zoya, qui reprochait à la direction de l’université « d’attiser les tensions ».

Devant l’absence d’une résolution, l’administration a lancé mercredi un dernier appel à quitter le campement.

« Le campement doit être démantelé rapidement, et ce n’est pas négociable », a prévenu le président et vice-chancelier, Deep Saini, dans un courriel adressé aux étudiants.

Il promettait la mise sur pied d’un « forum » de discussion avec les manifestants s’ils quittaient « immédiatement » le campement.

Loin de partir, les manifestants ont appelé le public à venir porter de la corde, des sacs de couchage et des palettes de bois.

« Nous n’arrêterons pas tant que nos demandes n’auront pas été répondues », a plaidé Alia, un porte-voix dans les mains.

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Selon l’étudiante, il s’agit d’une « tactique » employée par la direction pour déloger les manifestants. « Nous avons demandé une date précise [pour le forum] lo cual no nos fue comunicado”, argumentó.

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